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SOMMAIRE
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INTRODUCTION : La révolution
de l'image et du son
1. La définition d'une image
1.1. Réalité et perception
1.2. Les détails dans une image
2. Les images en mouvement
2.1. Le mouvement au cinéma
2.2. Le mouvement à la télévision
3. Haute Définition analogique
4. Télévision numérique
4.1. MPEG2
4.2. Diffusion numérique
5. Haute définition numérique
5.1. MPEG4
5.2. Haute Définition numérique
5.3 La HD : pour quoi faire ?
5.4. Quels programes pour la HD ?
5.5. La HD et le téléspectateur
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INTRODUCTION : La révolution de l'image et
du son
La
Haute Définition va révolutionner la télévision
comme l’avait fait la couleur 35 ans auparavant ou l’avènement
du compact disc pour l’audio. Apportant une finesse d’image
proche du cinéma et un son multi-canal, la Haute Définition
vous fera bénéficier du meilleur des progrès
de la technologie. L’arrivée du DVD, du Home Cinema,
et enfin des écrans plats vous a déjà habitué à une
image de meilleure qualité que celle de la télévision "traditionnelle".
La Haute définition va encore plus loin avec une qualité d’image
3 à 4 fois supérieure à celle d’une
image DVD. Le bénéfice de la Haute Définition
est d’autant plus flagrant qu’elle est présente
dans toutes les étapes de production et de diffusion,
du tournage des images HD à leur réception
dans les foyers :
- Production des images :
Aujourd’hui le tournage en HD remplace avantageusement
la prise de vue en pellicule argentique 16 mm ou même
35 mm en évitant une étape coûteuse
de numérisation de l’image tout en offrant
une qualité équivalente.
- Diffusion :
Les progrès de l’informatique et de l’électronique
ont permis le développement de nouvelles normes de compression
vidéo et de nouveaux supports permettant la diffusion de vidéos
HD. Les premiers DVD HD et les premiers bouquets de chaînes
HD seront disponibles dès la fin de cette année ou
le début de l’année prochaine.
- Réception :
La TV HD sera présente dans un premier temps sur le satellite
et l’ADSL, puis sur le câble et enfin sur la Télévision
Numérique Terrestre.
Pour recevoir les chaînes HD, il faudra disposer d’un
décodeur adapté, compatible avec tous les téléviseurs
grâce à une sortie péritel, ou d’une interface
numérique ("HD CP").
Pour voir la HD, il faudra disposer d’un écran HD. Dans
tous les cas, les images HD pourront également être
restituées sur un téléviseur traditionnel au
travers de la prise péritel avec une définition qui
sera similaire à celle du standard SECAM actuel, le téléviseur
fonctionnant à son meilleur niveau de qualité.
Dans ce cadre, le HD Forum a pour but de coordonner l’action
de tous les acteurs professionnels concernés (production,
diffusion, réception) afin d’optimiser la chaîne
de production, de diffusion et de restitution sur le parc
de téléviseur HD.
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1. La définition d'une image
1.1.
Réalité et perception
La manière de capter et d'afficher des
images dépend entièrement de la perception de la réalité visible
par les êtres humains, c'est la base de la science du traitement
des images.
L'oeil humain perçoit un nombre fini de détails
. Il suffit pour s’en rendre compte de regarder au loin un monument quelconque
et de s’en rapprocher progressivement.
Cela tient à la manière
dont l’œil perçoit la lumière : le fond de la
rétine est tapissé de capteurs : les cônes et les bâtonnets
qui sont excités par la lumière se chargeant et se déchargeant
en fonction de l’intensité lumineuse reçue.
Cette propriété
est mise à profit (parmi beaucoup d’autres) pour la télévision :
si vous vous approchez de votre téléviseur jusqu’à presque
coller l’œil dessus, vous remarquerez que l’image est constituée
de petits points de couleur papillonnant et s’allumant plus ou moins intensément
suivant la composition de l’image. A une distance normale de votre téléviseur
(qui a été définie comme étant égale à 7
fois la diagonale pour la télévision standard), vous ne percevez
plus ces petits points, l’image vous apparaît comme un tout continu.
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1.2.
Les détails dans une image
En analogique
(c’est à dire un signal physique), plus la définition sera
basse, plus l’image apparaîtra floue, comme une photo ratée
par exemple.
En numérique (l'image est représentée par une
suite de chiffre binaire), plus la définition sera basse, plus
le nombre de pixels sera faible.
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2. Les image en mouvement
Dans le domaine de la télévision et du cinéma,
il convient d'ajouter une dimension temporelle aux deux dimensions
de l'image.
La méthode de représentation de cette dimension temporelle est
différente suivant qu'on se situe au cinéma ou à la télévision.
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2.1.
Le mouvement au cinéma
Une projection au cinéma est schématiquement
une suite de diapositives prises à instants réguliers,
tous les 1/24ème de seconde.
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2.2.
Le mouvement à la télévision
La représentation du mouvement à la télévision
est beaucoup plus subtile qu'au cinéma.
Principe de l'écran à tube cathodique :
Le vide a été fait à l'intérieur du
tube. A une extrémité,
un canon à électrons émet un mince faisceau orientable en
hauteur et en largeur. A l’autre extrémité, le faisceau d’électrons
vient frapper l’écran à proprement parler. Là,
l’énergie des électrons est convertie en lumière par
des "luminophores".
Sur un poste en noir et blanc, un seul type de luminophore suffit pour émettre
de la lumière blanche (il reste noir s'il n'est pas excité).
Sur
un poste en couleurs, trois types de luminophores sont utilisés pour rendre
chacune des couleurs primaires (rouge, vert, bleu). Les nuances sont rendues
par l'association de ces couleurs.
L'image de télévision :
Pour afficher une image de télévision,
le faisceau d’électrons va balayer l’écran de la gauche
vers la droite en constituant des lignes. Pour assurer la continuité de
l’image pour l’œil du téléspectateur, la télévision
utilise une propriété des luminophores :
- Une fois que ceux-ci sont
touchés par le faisceau d’électrons, ils mettent un certain
temps à revenir à leur état initial (c’est à dire
qu’ils continuent à émettre de la lumière) :
ce temps caractéristique est appelé temps de rémanence.
- Pour que l'image reste affichée en permanence, il faut donc
que le temps de rémanence corresponde au temps que met le faisceau
d'électrons pour parcourir l'écran.
Images entrelacées
:
A chaque passage
du faisceau d’électrons, une image différente est affichée,
ce qui permet de représenter le mouvement.
Cependant, les premiers tubes cathodiques étaient loin d’avoir les performances requises pour permettre ce
type d’affichage. La vitesse de balayage de l’écran par le
faisceau d’électrons était limitée par l’électronique
de l’époque (années 40). Les ingénieurs vont alors
recourir à une ruse : l’affichage entrelacé.
Plutôt que de parcourir
tout l’écran lors d’un passage, le faisceau d’électrons
va passer sur une ligne sur deux, il passera sur la deuxième ligne
au passage suivant (donc avec une image légèrement décalée
dans le temps). On appelle ce type d'affichage un affichage entrelacé.
Ainsi,
quand on dit la télévision en Europe est en 50Hz (standards
PAL et SECAM), cela veut dire qu’une demi-image (une ligne sur deux)
de télévision
est transmise tous les 1/50ème de seconde.
Quand une image est entièrement transmise
à chaque fois, on parle d'affichage progressif (ainsi le cinéma
est progressif).
Les normes
NTSC, PAL et SECAM étant les standards de la télévision
analogique ou numérique, leur définition est appelée définition
standard (SD). Elle est de 625 lignes (entrelacées) à 50Hz pour
le PAL et le SECAM, et de 525 lignes entrelacées à 60Hz pour
le NTSC.
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3. Haute Définition analogique
Les standards de la télévision
sont relativement anciens. Le SECAM français et le PAL allemand datent
des années 60, le NTSC américain des années 50.
A la fin des années 80, un nouveau standard
de télévision sensé apporter une image de
meilleure qualité est apparu : le HD-Mac, mis
en avant par la Communauté Européenne.
Ce format de
définition analogique comprenait 1250 lignes et une image 16/9.
L’absence d’équipements professionnels,
de réseaux de diffusion et de récepteurs grand public
(les rares récepteurs disponibles étaient lourds
et encombrants) ont conduit à l’échec global
du plan HD MAC.
Ce fut la dernière norme analogique développée avant l'arrivée
du numérique.
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4. Télévision numérique
Immédiatement
après l’échec du HD-Mac au début des années
90, la question de la normalisation de la télévision numérique
s’est posée.
La
communauté européenne a renoncé à imposer une norme
qui pourrait être rejetée par les industriels. Elle a alors choisi
de favoriser la création d’une norme commune par consensus au sein
d’un organisme européen : le DVB Group.
Aujourd’hui, le DVB a très largement
dépassé le simple cadre européen pour devenir
le principal organe de normalisation de la télévision
numérique au niveau mondial.
La numérisation du signal a de nombreux intérêts
:
- Les images analogiques sont très sensibles au bruit. Tous les
traitements et transmissions qu'elles vont subir dans la chaîne
de l'image ne peuvent que dégrader la qualité de ces images.
Après une première dégradation due à la numérisation du signal,
il est possbile de supprimer toute dégradation due au bruit sur
un signal numérique.
- Les techniques de compression vidéo et de transmission numérique
permettent de faire passer
jusqu’à 6 chaînes d’une qualité satisfaisante
dans un seul canal analogique (câble, satellite ou hertzien).
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4.1.
MPEG2
Le MPEG2 a été le premier standard
de vidéo numérique à avoir
permis la diffusion de télévision numérique.
La numérisation "brute" d'un signal de télévision
occupe un débit considérable : 270 Mbps pour un signal SD. Il est
donc impossible de transmettre directement un signal vidéo numérique.
Comme le mp3 réduit
la taille des fichiers musicaux, le MPEG2 va réduire la taille des fichiers
vidéos (il prend aussi en charge le son). Le MPEG2 permet de passer de
270 Mbps pour un flux vidéo brut à 3.5 à 6 Mbps pour un
flux encodé.
Méthodes d'encodage
:
On peut diviser les méthodes de compression
en deux catégories :
- Les techniques sans perte : par un codage binaire intelligent
des différents éléments constituant l'image, il est possible
de réduire sensiblement les ressources nécessaires de l'image
sans changer la quantité d'information contenue dans l'image.
- Les techniques avec pertes : dans une image, beaucoup de motifs
se répètent d'une image à l'autre, au sein d'une même image,
l'idée est de ne décrire ce motif qu'une fois et d'y faire référence
à chaque fois qu’il réapparaît. Cette technique est
dite "avec perte" parce qu’un motif n’est
jamais exactement le même, et donc ces petites différences sont
perdues lors de la compression MPEG2.
Utilisations du
MPEG2 :
Encodage offline (en différé) :
- Dans l'encodage offline de la vidéo, il n'y a pas de contrainte
de délais
dans le passage du fichier source (la vidéo non compressée) au
fichier MPEG2.
- Il est donc possible d'envisager
de faire travailler un ordinateur pendant plusieurs heures pour quelques minutes
de vidéo, mais aussi de faire plusieurs passages à un même
instant de la vidéo pour optimiser la qualité du fichier final.
- C'est la méthode qui est utilisée pour l'encodage des DVD.
Encodage temps réel
:
- Dans l’encodage temps réel, la vidéo doit
pouvoir être vue en direct, en même temps qu’elle
est encodée. Les délais entre l’entrée
(flux vidéo brut) et la sortie (flux vidéo compressé)
ne doivent pas dépasser l’ordre de la seconde.
- L’encodeur est donc limité par les performances
de l’électronique du système et l’impossibilité de
"prendre du recul" par rapport à la matière à encoder
(un seul passage).
- C'est
typiquement les contraintes des systèmes de télévision numérique
où l’encodage en numérique se fait directement à partir
du signal de télévision analogique.
Débit fixe et débit variable :
- Un des grands principes du MPEG2, c’est qu’on se sert des images
déjà transmises pour décrire les images suivantes. Dans
le cas d’un plan fixe, la quantité d’information nécessaire
est donc très faible par rapport à celle qui nécessaire
pour décrire des mouvements rapides.
- Dans le cas d’un débit fixe la vitesse allouée (en Mbps)
est fixe quel que soit le type d’images transmises.
- Dans le cas d’un débit variable, la quantité d’informations
transmises dépend de la complexité des images à transmettre
(c’est le cas pour les DVD). Dans le cas de la télévision
numérique, on parle alors de multiplexage statistique.
(encart diff de qualité entre DVD et TV numérique).
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4.2.
Diffusion numérique
Au milieu des années 90,
le DVB Group a publié les premières normes de diffusion de télévision
numérique à destination du grand public. Basés sur la compression
numérique MPEG2 pour la vidéo, le DVB-S (pour satellite) et DVB-C
(pour câble) sont rapidement devenus des standards mondiaux de diffusion.
Ils sont notamment utilisés en France pour TPS & CanalSatellite (DVB-S)
et Noos (DVB-C).
Par la suite, DVB Group a publié la
norme DVB-T qui est celle de la TNT en France et plus généralement
en Europe.
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5. Haute Définition numérique
5.1.
MPEG4
Le MPEG2 a été normalisé
en 1995. Depuis 10 ans que cette norme existe, les connaissances en traitement
du signal ont énormément progressé ainsi que la puissance
de calcul de l’électronique.
Il a été possible d’augmenter
les performances du MPEG2 de 30%, mais pour pouvoir aller plus loin, il a été décidé de
créer une nouvelle norme de télévision numérique
inspirée du MPEG2 et beaucoup plus performante (et gourmande en puissance
de calcul) : le MPEG4.
Utilisations du
MPEG4 :
Il existe plusieurs versions
du MPEG4 : le MPEG4 part 2, disponible depuis 2000 environ, sert à la
diffusion sur Internet. C’est de cette norme que sont dérivés
tous les standards d’Internet les plus populaires :
- WM9 (Microsoft),
- Xvid (Opensource),
- Real Media (Real Networks).
L'adaptation
de cette norme pour les contraintes de la télévision (encodage
temps réel) a reçu plusieurs noms du fait des diverses collaborations
qui ont présidé à la naissance de cette nouvelle norme :
- MPEG4 part 10,
- AVC,
- H264.
Le MPEG4 H264 a d’abord été créé pour
remplacer avantageusement le MPEG2 dans les systèmes vidéos :
- Télévision numérique en définition standard ,
- DVD.
Mais il va aussi permettre le lancement
de services innovants :
- Haute Définition,
- TV vers les mobiles.
Performances du
MPEG4 :
Par rapport
au MPEG2, le MPEG4 permettra à terme une économie d’environ
50% des données à transmettre (sur la base de la SD). On attend
par ailleurs des gains supplémentaires d’environ 30% au cours des
années à venir.
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5.2.
Haute Définition numérique
La principale évolution
qui a permis l’arrivée le TV Haute Définition vient de l’informatique :
Les technologies de la télévision
sont figées pour des années
en raison de la nécessaire compatibilité du signal diffusé avec
l’ensemble des postes TV des téléspectateurs, y compris les
plus anciens (phénomène connu sous le nom d’ "effet
de parc").
L’informatique, au contraire, n’est pas bridé par ces contraintes.
Les ordinateurs et les logiciels ont un cycle de vie très court de l’ordre
de 4 à 5 ans au plus, pour cette raison, les ordinateurs personnels utilisent
systématiquement les dernières innovations technologiques.
Alors que les innovations technologiques
dans le domaine des écrans de
télévision stagnaient (hormis quelques innovations annexes comme
le doublement de la vitesse de balayage), les écrans de PC, eux utilisaient
le meilleur de la technologie pour améliorer le confort d’utilisation.
Ces écrans
restaient de tailles relativement modestes (inférieure à 60
cm de diagonale), l’apparition des écrans plats a permis d’envisager
la création de modèles d’écrans de grande taille
spécifiquement
dédiés à un usage de télévision.
Rappelons
tout de même qu’il existe de grandes différences
entre un moniteur et un téléviseur ; ne serait-ce que la distance
utilisateur-moniteur qui est plus de trois fois inférieure à la
distance utilisateur-téléviseur.
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5.3.
La HD : pour quoi faire ?
L'augmentation de la taille des écrans
appelle naturellement à une augmentation de la qualité de l’image.
De même que nous sommes moins sensibles à la qualité de l’image
pour une photo en taille 10x15 que pour un format A4, nous sommes naturellement
beaucoup plus exigeant avec un écran de 1m de diagonale qu’avec
un écran de 20 cm.
Ce point
doit être cependant relativisé, la définition standard a été conçue
pour être vue à une distance égale à 7 fois la diagonale
de l’écran. De cette manière, quelle que soit la taille réelle
d’un écran, la taille relative (c’est à dire la taille
perçue) est la même.
La HD, c'est la recherche de la qualité cinéma
:
- Le format 16/9, proche du format 2,35 utilisé a cinéma,
- Le son multicanal (par exmeple Dolby 5.1) comme au cinéma,
- Une distance de visionnage de trois fois la diagonale (contre
7 fois pour la SD) pour occuper le maximum de champ visuel.
C'est le respect de ces paramètres avec une qualité
acceptable qui amène à définir la qualité d'image de la HD.
Les définitions de la
HD
:
Trois paramètres essentiels sont à prendre en
compte pour l'image :
- La fréquence de refraîchissement : elle détermine
l'intervalle entre 2 images (ou 2 demi-images) :
24 Hz (cinéma), 50 Hz (Europe), ou 60 Hz (Etats-Unis),
- Le nombre de lignes : elle détermine la finesse
de l’image
(le nombre de pixels par lignes est directement proportionnel au nombre de lignes) :
1080 lignes ou 720,
- Le mode d’affichage : progressif ou entrelacé (p
ou i).
Les modes de production / diffusion HD les plus
courants sont :
le 720p et le 1080i (50 ou 60Hz).
MPEG4 et HD :
HD ne veut pas dire systématiquement MPEG4.
Les premiers réseaux de HD numérique au monde sont diffusés
en MPEG2 : la TNT aux Etats-Unis, en Corée et au Japon.
Cependant,
le MPEG2 a un défaut majeur : une chaîne diffusée en
HD occupe 5 à 6 fois plus de ressources qu’une chaîne diffusée
en SD, la diffusion coûterait donc 5 à 6 fois plus cher (sans parler
des problèmes de disponibilité de la ressource). Ainsi, aux Etats-Unis,
en Corée et au Japon, seules les chaînes hertziennes historiques
sont diffusées sur la TNT en MPEG2.
La HD va donc permettre :
- l'augmentation de la taille d'écran sans augmenter la distance
entre TV et utilisateur ni grossir démesurément le pixel,
- d'avoir une meilleure qualité d'image (piqué, contraste,
détails du relief, ...),
- d'avoir un format 16/9
natif pleine définition au lieu d'un "agrandissement" du 4/3,
- de filmer différent (plus de zoom pour montrer un détail,
décors plus riches, etc.),
- de filmer ce que la basse définition ne permettait
pas.
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5.4.
Quels programmes sur la HD ?
Tous les programmes ne sont pas égaux devant la
HD, en faisant référence
au cinéma, on signifie aussi que les programmes les mieux adaptés à la
HD sont d’abord :
- le cinéma ,
- le sport ,
- les documentaires.
Le cinéma :
Le cinéma est le format le mieux adapté à la
HD, depuis longtemps déjà la post-production des
films (effets spéciaux,
montage, étalonnage) se fait en Haute Définition Numérique.
Il suffit de faire un "télé-cinéma" HD
pour disposer de programmes de très bonne qualité et tout à fait
adaptés à la HD.
Le sport :
Sous la pression des networks américains et japonais,
la plupart des grands événements sportifs sont désormais tournés
en HD :
- Coupe d’Europe de Football 2004 (100% HD),
- JO Athènes 2004 (30 % HD),
- Coupe du Monde de Football 2006 (100% HD),
- JO Pékin 2008 (100% HD).
Par ailleurs, la production nationale démarre
- TF1, M6 et Canal+ ont produit leurs premiers matchs de foot
en HD -
et devrait devenir systématique dès l’année prochaine
pour les rencontres importantes.
Des prestataires comme AMP, HBS, BCE, Visual 102 disposent de moyens de production
en HD adaptés à la captation d’événements.
Le documentaire :
Proche du cinéma et de la fiction, le documentaire évolue
sous la pression du marché international. Ainsi, le prochain
numéro d’Ushaïa, tourné au Yémen,
est intégralement tourné en HD (des essais avaient été fait
lors de tournages précédents). Les documentaires
de la BBC sont tous tournés en HD.
Les autres formats :
Ces formats sont pour l'essentiel :
- l'information,
- la fiction,
- le divertissement,
- la publicité.
Les émissions de plateau (divertissement, information,
talk show…) doivent être repensées avec le
passage à la HD. Outre le passage au 16/9 qui change la
manière de cadrer l’image, les décors et le
maquillage ne peuvent plus être traités de la même
manière qu’en SD. La HD révèle tous
les détails du décors et des visages qui auparavant étaient
gommés par l’utilisation d’une lumière
intense en SD. En conséquence, le moindre défaut
se remarque immédiatement (l’anti-cernes du maquillage
est visible).
Les reportages d’information, eux, se retrouvent
face à d’autres contraintes : le temps et les
moyens de réalisation sont limités par les conditions
de reportages (montage sur PC portable, délais très
courts, transmissions à "bas débit"),
en conséquence, il sera difficile de passer à la
HD avant quelques temps.
La HD est par contre une chance pour la fiction.
Traditionnellement réalisée en pellicule 16 mm ou
en vidéo, le passage à la HD numérique permet
le passage à une qualité cinéma sans (trop)
augmenter les coûts de tournages. Navarro (TF1), Kaamelott
(M6) ont été réalisés en HD.
La publicité française a une grande
tradition de qualité dans ses prises de vue, la grande majorité des
spots sont tournés en 35mm ce qui permet un passage facile à la
HD. Les annonceurs se sont montrés très intéressés
par la HD qui permettrait d’augmenter l’impact publicitaire
des spots.
Quoi qu’il en soit, la diffusion HD sera
progressive, les chaînes ne commençant à diffuser
que quelques heures de HD par semaine avant d’arriver au
bout de 4 ou 5 ans (le temps de remplacer le matériel) à 100
% en HD.
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5.5. La
HD et le téléspectateur
L'écran plat :
Aujourd’hui, la plupart des écrans
plats vendus en France ne sont pas HD. Cependant, une part grandissante
des ventes se fait sur des écrans
affichant une résolution HD minimale (au moins 720 lignes). De plus, la
majorité des écrans plats peuvent accepter un signal HD en entrée.
Aux Etats-Unis et au Japon, la présence
d’une offre HD a poussé le marché vers les écrans
HD. Ce phénomène devrait se reproduire en Europe
avec le lancement des offres payantes HD vers la fin 2005 / le
début 2006.
Devant le flou des spécifications de la
HD, l’organisme européen EICTA (dont le Simavelec
est membre) a labellisé des spécifications a minima
pour les écrans :
- 720 lignes de résolution verticale minimale (pas de
précision pour
la résolution horizontale, les pixels pouvant être rectangulaires),
- Un format supérieur à 4/3 (14/9, 16/9, 2,35),
- Une prise DVI ou HDMI compatible avec la protection HDCP,
- L’écran est capable de recevoir en entrée
au moins les deux formats européens 720p50Hz et 1080i50Hz.
DVI et HDMI : ce sont deux formats de prise vidéo
numérique, DVI vient du monde informatique, alors que le
HDMI a été spécifiquement créé pour
la TVHD.
HDCP : Il s’agit
d’un format de données permettant un échange
de données vidéos protégées contre
le piratage entre les différents appareils de la maison :
décodeurs, écrans plats, lecteurs DVD HD...
Ce label de l’Eicta s’appelle "HD
ready",
il doit fournir la garantie au consommateur que sont écran
est capable d’afficher tous les programmes HD disponibles
en Europe avec un gain de qualité minimal par rapport à la
SD.
Dans l’absolu, on pourrait définir un label "100% HD" qui
maximiserait les gains attendus de la HD :
- 1080 lignes
et 1920 pixels par lignes (correspondant à l’image HD la mieux définie),
- Format 16/9,
- Au moins une prise HDMI compatible HDCP,
- L’écran est capable de recevoir tous les signaux
HD tels que définis
par le SMPTE et l’UIT.
Ce label correspondrait à une très
faible part du marché (y compris aux Etats-Unis et au Japon),
il représenterait aussi la définition maximale qu’attendra
jamais un téléviseur. En effet, à partir de
1.60 m de diagonale ce qui représente une limite en raison
de l’espace disponible dans les logements, la différence
avec des résolutions supérieures est à peine
perceptible.
Les téléspectateurs achètent
des écrans plats d’abord pour avoir une image plus
stable qu’avec leur écran à tube et une télé plus
grande et qui prend moins de place. Le besoin d’une meilleure
qualité ne vient qu’avec le DVD qui pour une même
résolution a une qualité bien supérieure à la
TV numérique standard.
La réception des offres
HD:
Les chaînes en HD ne seront disponibles,
au moins dans un premier temps, qu’au travers des offres
payantes qui pourraient être lancées fin 2005 / 2006 dès
la disponibilité des décodeurs MPEG4 HD :
- Satellite,
- TNT payante,
- Câble,
- ADSL.
Le téléspectateur devra être équipé d’un
décodeur MPEG4 HD (entièrement compatible avec le
MPEG2 et le MPEG4 SD, et donc avec les offres standards existantes)
connecté au téléviseur via un câble
HDMI ou DVI.
Un téléviseur standard reçoit
un signal analogique provenant de son tuner ou d'une source externe.
Dans le cas d'un décodeur numérique (Satellite ou Terrestre)
ou d'un DVD, le signal numérique est converti en signal
analogique avant d'être envoyé vers le téléviseur.
Lorsque le diffuseur souhaitera appliquer un haut
niveau de protection anti-piratage (protection contre l’enregistrement
et la distribution sur Internet), il enverra un signal au décodeur
qui activera la protection HDCP. Les données ne pourront être
lues qu’avec un écran compatible HDCP (et ne pourront
donc être détournée sur un PC).
Au démarrage de la HD, les chaînes
HD reçues par le téléspectateur, ne seront
en HD "native" qu’une partie du temps,
le reste est "upconverti". Cette opération
consiste à partir des sources du programme SD à augmenter
artificiellement le nombre de pixels vers un format HD avant sa
diffusion. Si le résultat reste inférieur à de
la HD "native" (prises de vues en
HD), il est néanmoins supérieure à de la simple
SD et même au DVD.
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